jeudi 22 février 2018

« L’esprit est à soi-même sa propre demeure ; il peut faire en soi un Ciel de l’Enfer, un Enfer du Ciel » - John Milton

Il y a deux écoles. Celle selon laquelle il faut du temps pour tomber amoureux de quelqu’un et l’autre prônant l’instantanéité de l’émotion au premier regard, à la première rencontre. Je suis un éternel élève de la seconde. Seulement, instantanéité ne veux pas dire réciprocité. Certes, il m’a plu tout de suite alors j’ai cherché en vain à capter, sans trop d’insistance tout de même, son regard. Je me suis tenu près de ceux à qui il sert la main, je tente un « bonjour » au détour d’un couloir… mais rien, pour l’instant du moins. On le décrit comme timide et réservé, n’accordant son attention aux autres qu’avec le temps parfois des ans ; vous repasserez pour l’instantanéité. Alors, je prends patience ; j’attends un signe ou quelque chose qui ne se produira peut-être jamais. Et dans ce purgatoire, chambre voisine aux enfers dans lesquels mon esprit sait si bien me plonger, j’espère une porte vers un éden plus calme où il daignera ne serait-ce que m’apercevoir. 

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