vendredi 3 janvier 2014

« Il n'y a pas de bon vent pour celui qui ne sait où il va » - Sénèque

L’amour est une illusion, un mirage rapporté par ce que les autres nous donnent à voir ; c'est-à-dire un mensonge. Hormis le fait qu’il y en ait toujours un qui aime plus que l’autre, la passion se change tout au mieux en attachement et dans le pire des cas en haine. Je déteste les fêtes et je les passe toujours seul sans en éprouver la moindre culpabilité ou tristesse. Cette année, trop bourré par quelques verres d’une bouteille de Champagne dont je viendrais aisément à bout, je n’ai même plus la force de haïr. J’ai résolu ma règle de trois à plusieurs inconnues. Trois, c’est ce qui m’aura amplement suffit pour apprendre et arrêter de croire. Je garde vos sourires et quelques moments fugaces où du bout du doigt j’ai caressé le plaisir d’être heureux à deux avant que s’évanouissent ces instants que vous avez mis tant d’énergie à faire disparaître.  Dois-je aujourd’hui écrire « j’ai tout fait pour vous » ou « j’étouffais pour vous » ? Ce soir je cris encore silencieusement vos noms dans la nuit, levant mon verre à votre bonheur ; celui que vous n’avez pas trouvé à mes côtés et que vous avez fini par vivre avec un autre. Cette nuit, je suis loin de vos pensées, vous êtes dans les miennes… trop souvent. Je me réveille encore parfois vous imaginant baiser avec d’autres et finalement je suis soulagé que vous puissiez être heureux. Moi, je navigue toujours en pleine mer, j’en ai fini avec la boussole ou le gouvernail, je suis toujours contre vents et marées, capitaine au long court subissant les assauts des souvenirs qui finissent par le couler. Perdu, mais vivant, oui il m’arrive encore trop souvent de vous envoyer un appel dans la nuit, de vous aimer alors que je vous ai perdu… d’être encore là quand vous n’y êtes plus. 


Music: London Grammar "Nightcall"

3 commentaires:

  1. Bonne année "quand même" !!! :)

    RépondreSupprimer
  2. Mais toujours vivant. Et libre de t'écrire. Je retrouve tes pages aiguisées. Des lignes dont nous évoquions les traits d'unions barrées il y a quelques années. Où que tu aies amarré, hôte de ces souvenirs tranchants restés en travers de la gorge, j'ai confiance que tu sauras hisser des voiles pour faire taire ces sirènes du passé qui gribouillaient des desseins aléatoires. Sans perdre l'horizon de soi-même, sans précipitation, sans course pour suite, sans crainte des longs, incertains et lents dix caps passés ou à venir. Puisque qu'après avoir versé, cent posts, vingt sangs et larmes.. l'on trinque.
    À la tienne mon ami.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Cela fait quelques années effectivement Titi... tu vois, toujours entre vents et marrées. Cependant, l'expérience passée rend les suivantes moins compliquées à vivre. L'écrit, même s'il se fait plus rare, reste le moyen le plus sûr que j'ai trouvé pour prendre la distance nécessaire afin de me défaire de ce que certains appellent des névroses et que moi je définis comme des blessures de l'âme. Si j'écris moins c'est somme toute que je sais mieux gérer les émotions. Si tu veux rester davantage en contact il reste le site de notre ami Mark Zuckerberg ou tu pourras me trouver avec l'adresse Email via-nl@live.com
      Merci pour ton commentaire...

      Supprimer

Quelque chose à ajouter ?