lundi 9 septembre 2013

« Exister est un fait, vivre est un art » - Frédéric Lenoir

Certaines nuits, je me retrouvais dans ma cuisine plongée dans le noir, assis, une cigarette à la main, sans même l’envie de fumer mais juste pour consumer le temps. Un temps dont je ne savais que faire. Je passais mes journées à répondre à des annonces qui n’avaient aucunes réponses, même pas négative, rien, le néant. Je ne regrette pas les anxiolytiques, ils me permettent d’être plus posé et de voir les choses de manière plus claire et moins passionnée. J’ai su que j’avais pris une sage décision à la tête de mon médecin quand il m’a pris la tension, j’ai bien cru qu’il allait siffler. Tu étais pressé que je vienne, moi j’avais hâte de te retrouver mais quelque chose clochait. Tant que tout ce que nous projetions ensemble ne trouvait pas de logique tous les choix que nous aurions faits n’auraient eu aucun sens. Toi en fait tu attendais, tu m’attendais… sans rien faire. Tu essaies de me recontacter mais je reste silencieux. Si je venais à t’écrire un seul mot, un seul, tout repartirait comme avant. Peut-être penses-tu que je suis comme tous ces autres qui t’ont abandonné pour une raison ou une autre, que je ne suis qu’un autre Européen qui n’a pas tenue sa promesse. Qu’importe ce que tu penses en faites. Tu t’es assez peu préoccupé de moi durant toutes ces semaines où je trimais et ce que moi je pouvais penser ou ressentir t’étaient égal. Tu t’en remettras plus vite que moi. Tu disais m’aimer, pour d’obscures raisons que je n’ai jamais saisies. Moi, je t’aimais comme un gosse, d’Amour. Je m’imaginais que tout s’effacerait, que tout irait mieux quand nous serions ensemble, que tu serais différent mais je serais allé, j’en suis certain, au-devant de grandes déceptions. Il y a toujours un moment dans la vie où, souvent au bord du précipice, lorsque nous essayons de nier la réalité, sa main vient nous cueillir au bon moment, quand le pied dérape pour nous entraîner vers le vide. Aujourd’hui, notre rencontre n’a pas de sens, mais si je t’ai rencontré c’est sans doute que cela devait arriver ; seulement, comme souvent dans mon existence, pas au bon endroit ni au bon moment.    

 
Music: XX "Sunset"  

1 commentaire:

  1. I got my first electronic cigarette kit on VaporFi, and I enjoy it a lot.

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