dimanche 15 septembre 2013

« Every man has his secret sorrows which the world knows not; and oftentimes we call a man cold when he is only sad. » - Henry Wadsworth Longfellow

Parmi tous les chemins possibles et inimaginables, il a toujours fallu que je prenne ceux les plus escarpés, pourquoi ? Je pense que ce sera la question de ma vie : « où vais-je ? » Bien plus que « qui suis-je ? » On s’est rencontré avec un simple « bonjour » et notre « au revoir » est bien compliqué. Il aurait été trop simple que les choses se terminent ainsi, en arrêtant de se contacter. Tu reviens sans cesse me chercher et me relancer. Je suis faible, je réponds, à chacune de tes crises d’angoisse et de solitude que tu élimines en allant baiser dans n’importe quel « cruising spot » de la ville et il y a de quoi faire. Et moi, je suis là, à m’inquiéter non seulement pour toi qui n’arrête pas de me dire « de toute manière je n’ai plus rien à perdre » et pour moi qui erre dans ma vie sans vraiment savoir quoi en faire. Il faudra bien pourtant mettre un terme à tout ça. Ma vie ne ressemble à plus rien ; l’image que j’en ai, c’est une usine désaffectée, un grand hangar vide ou il resterait quelques papiers flottants au gré des courants d’air, un calendrier punaisé au mur, des vitres salies par la pluie et des toiles d’araignées tissées aux néons de poutres métalliques rouillées : du vide, des gravas de souvenirs, de la poussière, et des reliques d’un temps révolu et dépassé. Je lutte dans ma vie de tous les jours pour dissimuler cette… déchéance et chaque nouvel effort me déprime et m’épuise. Je serais incapable de dire pourquoi je t’aime. Tu es un beau garçon mais cela n’est jamais vraiment entré en ligne de compte dans le choix de mes partenaires. Le sexe ? Pas plus original qu’avec quelqu’un d’autre même en deçà pour être honnête ; ton attention, ta tendresse ? Hum ?! Presque inexistantes. Je pense que j’aime une image de toi, celle que je me suis faite, celui que j’aimerais que tu deviennes. Et ça… cela mène tout droit à la dérive, à rien, au néant : à maintenant.

 
Music: Anthony Hamilton "I Used To Love Someone" 

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