jeudi 1 août 2013

« Qu’importe les marées, les vents, les assauts ; toujours l’homme avisé s’accordera repos »

Ce n’est pas caniculaire, mais l’été est chaud et ça me plaît. Aimer quelque chose n’en empêche cependant pas les méfaits (c’est valable pour tant d’autres domaines). Aussi, malgré la fenêtre ouverte et un brin d’air qui s’immisce à travers les persiennes, j’ai du mal à trouver le sommeil. Allongé nu sur mon futon, j’accuse la chaleur de m’empêcher de dormir comme Meursault accuserait le soleil de lui faire perdre la raison. Je cogite, je ressasse, je tente de lire, j’angoisse, je m’énerve, je tourne et vire mais rarement je trouve un franc repos réparateur. Si bien que, de mes nuits agitées, jamais ne sort aucun Eurêka que la détente avait bien volontiers livré à Archimède. Au début du mois dernier, quand j’ai refait cette petite pièce où je suis censé dormir, je l’ai conçue en pensant à la chambre jaune de Van Gogh. Elle est bien différente, c’est évident mais elle a cette simplicité, ce dénuement et une fenêtre qu’on imagine s’ouvrir sur une vue magnifique comme dans son tableau. Peut-être bientôt viendras-tu t’allonger-là et te reposer à mes côtés. Si ce jour arrive, je sais que je n’aurais aucun mal à m’endormir. Tes bras, les battements de ton cœur, ta respiration, ton souffle tiède venant terminer sa course dans ma nuque m’ont toujours apaisé au point qu’à peine quelques minutes après avoir apprécié ces sensation, je laissais la chaleur de ton corps m’emporter dans un sommeil profond. Pour l’instant, je ne peux que m’endormir sans ta présence pour me réveiller avec ton absence. Tu vois, tu me manques… à chaque instant.


Music: Lonny Breaux "I Need It"
Picture: Vincent Van Gogh "La Chambre Jaune" 

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