samedi 3 août 2013

« Le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui » - Paul Morand

Tu es à des milliers de kilomètres de moi, je dois faire avec. Nous communiquons par textos et mon visage se fige lorsque tu m’écris «  je ne veux pas être seul, viens le plus vite possible ». Le monde est stupide ou plutôt la poignée d’hommes pseudo-influents qui en emmerdent une majorité d’autres en les empêchant de se déplacer, de travailler d’un pays à l’autre. Moi, qui pensait encore il y a encore pas très longtemps que la planète appartenait à tout le monde… je me rends compte maintenant qu’il n’en est rien. Partir travailler dans ton pays ou te faire venir habiter dans le mien, tout pose des problèmes inextricables. J’ai l’impression de faire un bond de 7 ans en arrière, lorsque là aussi je me trouvais face à une relation à distance, l’issue fut… le mur. Un mur en granite épais, qui ne m’a pas épargné, qui m’a laissé des blessures profondes et cette peur que tout recommence encore aujourd’hui. Je cherche des solutions, je réponds à des annonces, j’établie des contacts, je m’astreints à ça tous les jours avec très peu de retour mais ténacité. J’essaye d’élargir les champs des possibilités mais mon esprit est trop agité. Il serait bon de laisser reposer tout ça. C’est un peu comme l’eau de la mare dont on a remué la vase et qui la trouble jusqu’à la rendre opaque. Peut-être que si je cessais d’agiter mon esprit, mes pensées lourdes qui me tourmentent se déposeraient au fond de l’eau et ma conscience en viendrait à se clarifier… « avoir les idées claires ». Peut-être ceci laisserai apparaître d’autres voies, des opportunités se montreraient enfin… Mais il y a le temps… le temps… celui dont nous avons besoin… pour être ensemble. 


Music: The Radio Dept “I Wanted You to Feel the Same”

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