lundi 29 juillet 2013

« Tu ne sais pas à quel point tu ne sais pas ce que tu ne sais pas » - Rabbi Nahman

Un ami me disait un jour qu’il ne regardait jamais la météo car le fait de « savoir » inhibe l’être humain : « Il suffit que la speakerine annonce de la pluie et hop, on oublie le piquenique pour trois malheureuses gouttes d’eau et on reste devant la télé comme des jambons ». Parfois, vaut-il mieux ne pas savoir alors ? Est-ce fuir la réalité ? Être lâche face à la vérité ? Où est-ce une preuve de grandeur d’âme que d’accepter les choses et les gens tels qu’ils sont ? Je me suis senti tellement démuni face à ton silence. Le pire dans le silence est que l’on peut s’imaginer n’importe quoi, souvent le pire. J’avais des doutes, des interrogations et je voulais des réponses ; le peu d’éclaircissement sur toi et sur ta vie appelait d’autres doutes et d’autres interrogations…  Cela n’en finissait jamais, cela me rendait dingue, je ne savais plus qui je devais haïr : toi pour ton mutisme ou moi pour mes incessants interrogatoires. Mais haïr c’est toujours aimer, c’est toujours avoir des sentiments ; ne plus aimer c’est être indifférent et nous ne l’avons jamais été l’un pour l’autre. Il y a eu cette nuit, où après une dispute j’ai marché pendant des heures jusqu’à chez toi, pendant des kilomètres jusqu’à me perdre. Mais toi, malgré l’immensité de la ville, tu m’as retrouvé. Tu t’es arrêté près de moi en scooter. J’étais en sueur et épuisé. Tu n’as rien dit, je suis monté derrière toi. Tout en roulant, tu as pris ma main et tu la serrée contre toi. J’ai su que tu m’aimais à ce moment-là. Aujourd’hui, beaucoup de choses s’expliquent, sur toi, ton comportement, sur ce qui s’est passé entre nous durant ce mois de juin. Mais je ne sais toujours pas si c’est bien ou non de savoir, ce que je sais en revanche, c’est que cela ne change rien : je t’aime.

 
Music: Jewel "Foolish Games"


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Quelque chose à ajouter ?