samedi 5 septembre 2020

« Tu ne sais pas à quel point tu ne sais pas ce que tu ne sais pas » - Rabbi Nahman



Après avoir vu cet entretien avec Christophe Brusset sur la chaîne ThinkerView, il est clair que je vais continuer à fuir la grande distribution et de manière générale tout produit alimentaire qui est emballé .

 L’agroalimentaire vu de l’intérieur,intoxication ?

 Site : https://thinkerview.com



dimanche 2 août 2020

Tu lis trop de livres # 9


[…] si l’on avance hardiment dans la direction de ses rêves, et s’efforce de vivre la vie qu’on s’est imaginée, on sera payé de succès inattendu en temps ordinaire. On laissera certaines choses en arrière, franchira une borne invisible ; des lois nouvelles, universelles, plus libérales, commenceront à s’établir autour et au-dedans de nous ; ou les lois anciennes à s’élargir et s’interpréter un notre faveur dans un sens plus libéral, et on vivra en la licence d’un ordre d’être plus élevé. En proportion de la manière dont on simplifiera sa vie, les lois de l’univers paraîtront moins complexes, et la solitude ne sera pas solitude, ni la pauvreté, pauvreté, ni la faiblesse, faiblesse. Si vous avez bâti des châteaux dans les airs, votre travail n’aura pas à se trouver perdu ; c’est là qu’ils devaient être.
Maintenant posez les fondations dessous.

Henry-David Thoreau – « De La Simplicité ! »
La petite musique qui va bien avec Kate Bush "Wild Man"

dimanche 21 juin 2020

« Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » - Etienne de La Boétie*




Une série de documentaires révélateurs du monde dans lequel on vit et qui explique comment l’homme est devenu tel du consommable pour les entreprises. Cela peut aider à mieux comprendre la réalité du monde du travail… et sommes toutes à relativiser et prêter attention à ce qui est essentiel pour nous. En ce qui me concerne, le travail est une partie importante de ma vie… mais c’est loin d’être toute ma vie.
EPISODE 1 : TRAVAIL    EPISODE 4 : MARCHE
EPISODE 2 : EMPLOI    EPISODE 5 : CAPITAL
EPISODE 3 : SALAIRE   EPISODE 6 : PROFIT


*Discours de la servitude volontaire

samedi 9 mai 2020

« Peu importe si le début parait petit » - Henry-David Thoreau





Après 2 ½ mois de fermentation, le vinaigre de pommes est prêt. Une jolie couleur et plus fort que celui de l'année dernière. 

samedi 2 mai 2020

Tu regardes trop de séries # 2




« Il y a des rares moments dans la vie où, vous jouez tout sur un coup de dé, vous dites un mot : "oui", "non", et vous voilà marié ou divorcé ou... mort. C’est drôle quand on y pense, dans la vie, les choses définitives ne mettent pas un dixième de seconde à se produire ».

Arte « Dérapages »

« Qu’importe les marées, les vents, les assauts ; toujours l’homme avisé s’accordera repos » Manu Larcenet


C’était jeudi soir, 30 avril, veille d’un jour férié et mieux encore d’un peu plus d’une semaine de vacances. Tranquille chez moi, je crois ne jamais, depuis longtemps, avoir profité autant du calme, d’une solitude choisie, d’un lâcher-prise, pour vraiment me poser et me reposer. David Gray en fond sonore, me ramène quelques années en arrière et éveille un peu de nostalgie sans tristesse. Une bouteille d’un bon Côte du Rhône qui cogne car avec un Côte du Rhône, on est jamais déçu. Quelques olives, du fromage et de la charcuterie c’est rare et bienvenu. Sans culpabilité, sans projet, sans programme, rien que moi et le soleil qui disparaît lentement sur une soirée langoureuse et en toute intimité avec moi-même.


La petite musique qui va bien avec David Gray "Please, forgive me"

dimanche 26 avril 2020

Tu regardes trop de documentaires # 1


« La nature a un génie qui nous dépasse » et pourtant… tout ce qui intéresse l’Homme moderne c’est le profit au dépend du bien-être. Quand les Gouvernements, les Politiques réaliseront enfin que les dollars ne se mangent pas en salade peut-être recouvreront-ils la raison.
Source : France 24 le 11 janv. 2019


samedi 18 avril 2020

« Mais si le but poursuivi était, non de rester vivant, mais de rester humain » George Orwell*




C’était le le 6 juillet 2019, un jour ensoleillé. Nous étions heureux et nous ne le savions pas. Un peu moins d’un an plus tard, c’est le 32ème jour  de confinement. Le marché est revenu, avec ses stands pour se désinfecter les mains, ses barrières, la file d’attente pour être servi, son balisage. Liberté restreinte et humains qui s’évitent comme la peste. Tout ça me fait réfléchir et me conforte dans ma démarche vers plus de simplicité, d’autosuffisance,  dans mes opinions d’anarchisme proudhonienne. Et l’an prochain… où en serons-nous ? Où en serai-je ?

* 1984
La petite musique qui va bien avec… Emiliana Torrini "To Be Free" 


lundi 18 juin 2018

Tu lis trop de livres # 8





« Au fond, n’était-ce pas cela, le bonheur ? Une parenthèse pendant laquelle, sans penser au passé ou à l’avenir, on arrive à s’enfuir de soi-même ? Plus de réminiscences venant vous hanter, plus d’appréhensions qui ruinent votre sommeil ; juste la redécouverte que l’instant présent est merveilleux. »

Douglas Kennedy – « Quitter le monde »

samedi 5 mai 2018

Tu Ecoutes Trop De Musique # 3


Alcool | deux fois plus de bonheur et deux fois plus d’amis | deux fois plus de taxis boire ça change la vie | Alcool | le monde me donne la gueule de bois et l’alcool arrange ça | Alcool | sans toi pas de Gainsbourg sans toi pas de Rimbaud | sans toi on s’rait contraint de se bourrer à l’eau | Alcool | le monde me donne la gueule de bois et l’alcool arrange ça | Alcool | c’est mon seul grand amour les autres se sont tirés | et Christophe et Jean-Louis et Patrick et Jean-Guy et … Bernard … hum… | Alcool | c’est l’alcool qui faut mettre à l’index | c’est la tristesse | Alcool | faut pas trop boire mais quand même un p’tit peu | Nikita elle boit pas c’est normal c’est un chat | euh..euhm | le monde me donne la gueule de bois et l’alcool arrange ça |  


Marina Foïs – Alcool - Chanson extraite de la bande originale du film « Filles Perdues Cheveux Gras » 

samedi 17 mars 2018

Tu Ecoutes Trop De Musique # 2

Et la rue m'habitue à n'être plus personne | Presque plus personne Et la ville me force à suivre son rythme fébrile Son rythme fébrile | Mais quand on se retrouve | Quand il rentre le soir | Il suffit d'un regard | Et je suis moi | J'ai le ciel au bout des doigts | Le monde au-dessous de moi | Comme pour la première fois | Je suis moi | J'entends, je sens et je vois | Je suis moi | Comme pour la première fois | Je suis moi | Et la rue me ramène à sa vie monotone | Sa vie monotone | Dans la ville je me perds, je m'oublie, je m’abandonne | Oui je m’abandonne | Mais quand on se retrouve | Quand le ciel devient noir | Il suffit d'un regard | Et je suis moi | J'ai le ciel au bout des doigts | Le monde au-dessous de moi | Comme pour la première fois | Je suis moi | J'entends, je sens et je vois | Je suis moi | Comme pour la première fois | Je suis moi | Je suis moi | J'ai le ciel au bout des doigts | Le monde au-dessous de moi | Comme pour la première fois | Je suis moi | J'entends, je sens et je vois | Je suis moi | Comme pour la première fois | Je suis moi | Je suis moi |
"Je suis moi" interprète Françoise Hardy / Parolier Michel Berger 

samedi 17 février 2018

Tu lis trop de livres # 7





« Les gens ne comprendront jamais ce qui fait le bonheur des autres. »

Joel Cano  - « Le Maquilleur d'Etoiles »

mercredi 14 février 2018

Tu regardes trop de séries # 1





« Le sexe c'est un bouton que l'on gratte pour se soulager ; l'amour, c'est un bouton dans le dos que nos mains seules ne peuvent atteindre. »

River - Season.1 / Ep. 4/6

jeudi 3 avril 2014

Tu lis trop de livres # 6

J’ouvris tranquillement la porte de mon appartement et entrai. Presque immédiatement, je perçus une bouffée de son parfum. Peut-être n’était-ce pas  du tout du parfum mais l’odeur de mon appartement maintenant habité, et non plus vide comme je l’avais laissé le matin. La sensation merveilleuse que la vie avançait, et que je pouvais en faire partie.
C’était donc ça, me demandais-je, ce que voulais dire « être à la maison » ? Que tout ce que j’avais à faire, c’était de m’annoncer et la vie, comme par magie, commencerait ? «Y a quelqu'un ?» appelai-je.

Steve Tesich « Karoo » Quatrième partie, Pittsburgh - Chapitre 5.1

dimanche 9 février 2014

Tu Ecoutes Trop De Musique #1

A Emmanuelle…

Tu me dis que rien ne passeMême au bout d'un moment | Qu'un beau jour c'est une impasse | Et derrière l'océan | Que l'on garde toujours la trace | D'un amour, d'un absent | Que tu refais surface | Comme hier droit devant | Tu me dis que rien ne sert | La parole ou le temps | Qu'il faudra une vie entière | Pour un jour faire semblant | Pour regarder en arrière | Revenir en souriant | En gardant ce qu'il faut taire | Et puis faire comme avant...

Je peux seulement te dire | Je peux seulement te dire | Qu'il m'a fallu la peur pour être rassuré | Que j'ai connu la douleur avant d'être consolé | Qu'il m'a fallu les pleurs pour ne plus rien cacher | Que j'ai connu la rancœur bien avant d'être apaisé | Tu ne sais pas encore ce que je sais par cœur | Ce que je sais par cœur...beau malheur...

Tu me dis que rien n'efface | Ni la craie ni le sang | Qu'on apprend après la classe | Ou après ses 30 ans | On peut dire 3 fois hélas | Que personne ne l'entend | Comme personne ne remplace | Ceux qui partent pour longtemps | Tu me dis que vient l'hiver | Qu'on oublie le printemps | Que l'on vide les étagères | Qu'on remplit autrement | Qu'on se rappelle les yeux verts | Le rire à chaque instant | Qu'après tout la voix se perd | Mais les mots sont vivants...

Je peux seulement te dire | Je peux seulement te dire | Qu'il m'a fallu la peur pour être rassuré | Que j'ai connu la douleur avant d'être consolé | Qu'il m'a fallu les pleurs pour ne plus rien cacher | Que j'ai connu la rancœur bien avant d'être apaisé | Tu ne sais pas encore ce que je sais par cœur | Ce que je sais par cœur...

Tu me dis que c'est un piège | Un jeu pour les perdants | Que le bateau est en liège | Et l'armure en fer blanc | Que plus rien ne te protège | Ou alors pas longtemps | Que c'est comme un sortilège | D'être seul à présent...

Je peux seulement te dire | Je peux seulement te dire | Pour être rassuré | Avant d'être consolé | Pour ne plus rien cacher | Bien avant d'être apaisé...

Il m'a fallu la peur pour être rassuré | Et j'ai connu la douleur avant d'être consolé | Il m'a fallu les pleurs pour ne plus rien cacher | Et j'ai connu la rancœur bien avant d'être apaisé | Tu ne sais pas encore ce que je sais par cœur | Ce que je sais par cœur...beau malheur...

Music: "Beau Malheur" Emmanuel Moire 

samedi 16 novembre 2013

Tu lis trop de livres # 5











Le temps viendra
où, plein d’allégresse,
tu t’accueilleras chez toi,
devant ton propre miroir,

et chacun sourira devant l’accueil de l’autre,
et dira assieds toi. Mange.
Tu aimeras à nouveau l’étranger que tu étais pour toi-même. 
Offre du vin. Offre du pain. Rends ton cœur
à ton cœur, à l’étranger qui t’a aimé

toute ta vie, que tu as ignoré,
pour un autre, qui te connaît par cœur.
Descends les lettres d’amour de l’étagère. 

les photographies, les billets désespérés,
Détache ta propre image du miroir. 
Assieds-toi. Savoure ta vie. 

Derek Walcott « L’Amour après l’amour »

dimanche 22 septembre 2013

Tu lis trop de livres # 4


Est-ce la brusque certitude que la beauté ne se possède pas, qu’aucune étreinte ne peut vous la livrer, qu’il faudrait la saisir autrement qu’en jouissant d’elle mais que les hommes ne disposent d’aucun autre moyen d’entreprendre sa conquête ? Ce fut mon plus grand tourment de ne pouvoir forcer les places fortes où elle se retranche ; j’ai compris ceux qui veulent déchirer, détruire l’objet de leur amour. La plus harmonieuse entente physique ne change rien à ceci que l’essentiel de ce qui compose le désir demeure inassouvi. On ne peut posséder un sourire, mais seulement l’écraser avec sa bouche.
Pierre Herbart «L’Age d’or »

jeudi 5 septembre 2013

Tu lis trop de livres # 3


Deux mots à propos du sexe : cela ne m’intéresse pas. Traitez-moi de ringarde si ça vous chante, mais ce n’est pas ma tasse de thé, c’est tout. Physiquement, je trouve que c’est un choc pour l’organisme. Et sentimentalement, eh bien je n’ai rien à faire de tous ces psychologues qui nous disent que c’est un échange spirituel entres deux êtres et une ouverture à l’émerveillement de la vie. Ce qui m’émerveille, moi, en pareille situation, c’est la lenteur avec laquelle les minutes défilent sur mon réveil digital. […] Comme je dis toujours, pas besoin de ça pour vivre. C’est juste une mauvaise habitude de plus, comme la cigarette.
Robert Plunket « Jock-straps »

jeudi 22 août 2013

Tu lis trop de livres # 2

Tu sais ce que je pense ? La plupart des gens, à quelques exceptions près, traversent la vie persuadés que l’existence et le monde sont ou doivent être fondamentalement logiques et consistants. C’est l’impression que j’ai quand j’entends parler les gens qui m’entourent. Dès qu’il arrive quelque chose, dans la société ou sur un plan individuel, il y a toujours quelqu’un pour dire : « il s’est passé ceci, et par conséquent, il en a découlé cela », et les autres acquiescent en disant : « Oui, bien sûr, c’est logique. » Mais moi, je trouve que ça n’explique rien. C’est comme de mettre un mélange instantané pour flan dans un ramequin à couvercle et de le passer au micro-onde. Quand la sonnerie retentit, on soulève le couvercle et on est sûr de trouver un flan dessous. Mais qui sait ce qui s’est passé entre-temps sous le couvercle ? Si ça se trouve, le flan s’est métamorphosé en macaronis au gratin avant de redevenir un flan au moment où retentit la sonnerie. Moi, je me sentirais plutôt soulagée si, au moins une fois, je découvrais des macaronis au gratin à la place du flan. Evidemment, je serais sans doute un peu surprise mais pas tellement déconcertée, je crois. En un sens, ça me paraîtrait beaucoup plus réel. Expliquer par un raisonnement logique en quoi ça serait plus réel me paraît extrêmement difficile mais si tu prends comme exemple le chemin qu’a suivi ma vie jusqu’à présent, et que tu réfléchis bien, tu comprendras facilement ce que je veux dire : il n’y a pas le moindre brin de logique là-dedans. […] Peut-être qu’il existe deux sortes de gens, et que pour les uns le monde est logique façon flan, et pour les autres, imprévisible façon gratin de macaronis. 
Haruki Murakami   « Chroniques de l’oiseau à ressort », Chapitre 19 – La fille des crapauds sans cervelle (le point de vue de May Kasahara, V)

mardi 13 août 2013

Tu lis trop de livres # 1

C’est très impressionnant une crise d’angoisse même si c’est très différent d’une personne à l’autre. Chez moi, l’esprit ne fonctionne plus que par à-coups et le corps ne répond plus normalement. C’est un abîme insupportable parce qu’il laisse entrevoir un dysfonctionnement intime inexpliqué et incontrôlable. J’ai pu tout au plus apprendre à vivre avec. Apprendre à vivre avec, ça veut dire une peur irraisonnée qu’à chaque instant tout se détraque : à la boulangerie, au volant, en reportage, chez des amis. Ça veut dire n’avoir jamais de repos tant que je n’aurai pas trouvé le facteur déclenchant. Je n’ai pu qu’adapter ma vie autour de ce désordre aléatoire. Je suis sujet aux crises d’angoisse depuis l’enfance. Elles portaient alors d’autres noms : tétanie, hypoglycémie, spasmophilie, malaises vagaux, etc. Je peux aujourd’hui leur donner un nom définitif, si ça ne m’aide pas à vivre, c’est quand même toujours ça de pris. 
Manu Larcenet "Le Combat Ordinaire"